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Lachat-Sarrette, Priscille, Les « trois coups du brigadier » pour annoncer l'entrée du soliste de concerto : naissance et dépassement d'une norme, Musurgia, 18/4 (2011).

Auteur: 
Lachat-Sarrette, Priscille
Titre: 
Les « trois coups du brigadier » pour annoncer l'entrée du soliste de concerto : naissance et dépassement d'une norme
Pagination: 
P. 25-43
Résumé français: 
Dans les concertos de la seconde moitié du xviiie siècle, les dernières mesures du tutti initial devaient annoncer l’imminence de l’entrée du soliste. Cette norme s’est créée à l’envers, à partir du point de rupture qu’est l’entrée du soliste. D’abord, les compositeurs prévoyaient un silence de séparation entre le premier tutti et le premier solo pour aiguiser l’attention du public et détacher acoustiquement le soliste de l’orchestre. Puis ce silence est précédé de trois noires, scandées par tout l’orchestre, sur le premier degré d’une cadence parfaite au ton principal. La formule des « trois coups du brigadier » est née. Cette appellation est proposée en référence aux trois coups frappés au théâtre avant le début d’une représentation. Particulièrement éloquente sous la plume de Mozart, elle constituera la norme de clôture de l’exposition pendant une quarantaine d’années, et est aussi en relation avec d’autres moments clefs du premier mouvement, comme par exemple l’annonce de la cadence. Ensuite, elle meurt progressivement. Sa déconstruction est amorcée dans les concertos de Viotti par un affaiblissement graduel, et est entièrement consommée par Beethoven et Hummel qui proposent un nouveau type d’entrée du soliste en fondu-enchaîné.
Résumé anglais: 
In the concertos of the second half of the 18th century, the last measures of the initial tutti were intended to announce the imminence of the entry of the soloist. This standard was created backwards, starting from the rupture point which is the entry of the soloist. Initially, composers foresaw a silence separating the first tutti from the first solo, in order to catch the attention of the public and to acoustically sever the soloist from the orchestra. Later, this silence was preceded by three quarter notes, stressed by all the orchestra, on the first degree of an authentic cadence in the main tonality. The coups du brigadier were born. The name refers to the three blows struck before beginning a theatre performance by a stick known as the brigadier. Particularly eloquent in Mozart’s pieces, it forms the standard of exposition closure during forty years, and also relates to other key moments of the first movement, as for example announcing a cadenza. Its disappearance later starts with a progressive weakening in the concertos of Viotti, and is entirely perpetrated by Beethoven and Hummel who propose a new type of entry of the soloist with a cross fade.
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