VERWAERDE, CLOTILDE, LA ROMANCE EN RONDEAU, MUSURGIA, 32/1 (2025)
La romance vocale est indubitablement marquée du sceau de la forme strophique, modèle formel omniprésent dans le répertoire, s’adaptant idéalement à la disposition des poèmes et plébiscité par les différents auteurs traitant de ce genre. L’histoire, au travers des propos de Camille Saint-Saëns, retient surtout Louis Niedermeyer comme l’instigateur d’un nouveau langage et d’une forme plus libre dans le répertoire vocal des années 1820, conduisant vers le style plus subtil et plus élaboré de la mélodie – les premiers effets sont généralement associés à sa version du Lac d’Alphonse de Lamartine. En réalité, la réflexion sur la forme et la mise en œuvre d’autres structures compositionnelles sont contemporaines des débuts du genre de la romance dans la seconde moitié du xviiie siècle. Un modèle ressort de ces premières expériences : celui de la forme rondo dont les caractéristiques semblent d’autant plus appropriées lorsque le texte comporte un refrain. Cet article met en lumière ces exemples de romances en rondeau ainsi que le rôle des compositeurs dans l’application de ce modèle formel.
